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L'UMP publie le livre noir de la gestion socialiste dans les Régions
Dossier mis en ligne le 10 mars 2005
Sous l'implusion de Nicolas SARKOZY, l'UMP a publié un livre mettant en lumière les dérapages de la gestion socialiste depuis un an à la tête des Régions françaises. Voici le chapître consacré à la Basse-Normandie.
La nouvelle majorité socialiste en Basse-Normandie a hérité d’une situation financière saine. René Garrec et son équipe avaient le souci de gérer au mieux l’argent des bas-normands tout en investissant massivement. Ainsi, Philippe Duron, le nouveau Président, a-t-il pu limiter la hausse de la dette, par ailleurs, et depuis longtemps, la plus faible des régions françaises.
Dans un certain nombre de secteur, Philippe DURON poursuit les politiques précédemment engagées par la droite. C’est le cas en particulier dans les domaines des infrastructures de transport et du tourisme. Le président Duron a été jusqu’à affirmer que « grâce à la majorité précédente, la recherche a pris en Basse-Normandie un essor remarquable ». La droite lui en saurait gré s’il n’affirmait pas d’autre part « son ambition de hisser la Région au premier rang national dans le domaine de la politique culturelle », oubliant ainsi étrangement que la Région était déjà au premier rang dans ce domaine avant son arrivée !
Un coup de « barre à gauche » sensible a été pris par le budget 2005, qui n’échappe pas aux principaux reproches que l’on a pu formuler à l’encontre des autres Régions. Augmentation des impôts, recul des investissements face aux dépenses de fonctionnement, multiplication des dépenses de communication et saupoudrage idéologique sont autant de caractéristiques, hélas trop habituelles dans les budgets régionaux cette année, et que nous retrouvons en Basse-Normandie.
Parlons des recettes tout d’abord. La hausse globale de la fiscalité directe dépasse les 18 %. Les socialistes ont beau jeu d’arguer « qu’il ne s’agit pas d’une explosion fiscale » car la hausse d’impôts représente seulement « une moyenne de 6 euros par ménage bas-normand ». La chose est peut-être indolore, mais la gauche a tendance à oublier que les revenus des ménages sont un peu comme ce tas de sable de l’histoire : enlevez un grain, et il semble n’avoir pas diminué, mais enlevez encore et encore d’autres grains, et le tas finira par disparaître ! Faut-il rappeler que la fiscalité régionale s’ajoute aux dizaines d’autres impôts, qui tous pris séparément semblent bénins, mais qui in fine sont un vrai frein au niveau de vie ? Les socialistes semblent ignorer que la ponction de l’impôt, depuis la Révolution, n’est plus le fait du Prince, mais, d’après la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, une « contribution commune » dont tout citoyen a le droit de « constater la nécessité » (articles 13 et 14). L’argument du caractère indolore de l’impôt est donc absolument irrecevable, et même scandaleux, si l’on songe que la ponction publique, dans l’esprit de la Déclaration, doit être limitée au strict nécessaire. Poussons le raisonnement spécieux plus loin : pourquoi ne pas prélever 10 euros de plus ? Ce n’est que l’équivalent d’une place de cinéma après tout ! Les administrés n’auront qu’à regarder la télévision un soir de plus, et le tour est joué ! On comprend où mène un tel processus : à la confiscation totale des revenus, hormis le strict nécessaire pour se nourrir et se loger. Encore une fois, martelons des évidences qui semblent pourtant oubliées : le revenu d’une personne lui appartient, et il n’y a pas un centime qui puisse lui être légitimement aliéné sans que la nécessité publique ne l’impose. L’Etat n’a pas à faire la part du superflu et du nécessaire dans les revenus des citoyens ; ce n’est pas à lui de juger de ce dont le contribuable peut « se passer » sans dommage. Tant que les socialistes n’auront pas compris cette vérité, ils continueront de considérer les revenus des personnes et des entreprises comme des réservoirs où ils peuvent puiser à discrétion pour satisfaire leurs fantaisies. Les gestions socialistes n’ont hélas montré que trop clairement la conséquence d’une telle vision : l’augmentation insupportable de la pression fiscale, donc la baisse du pouvoir d’achat, donc l’assèchement de la croissance économique. Terrible cercle vicieux où le ralentissement de l’activité économique causé par la politique fiscale renforce la pression néfaste de cette même politique.

Est-ce la peine de le signaler ? L’argument du retrait de l’Etat ne peut être sérieusement invoqué, étant donné que les dotations à la Région Basse-Normandie augmentent en 2005 de 7,4 %.
Autre argument décisif exposé par les socialistes pour justifier la hausse des prélèvements : il n’y avait pas eu d’augmentation des impôts depuis 1994. Précisément, l’ancienne majorité savait qu’il fallait préférer limiter les frais de fonctionnement pour dégager des marges de manœuvre en investissement.
Philippe Duron et sa majorité de gauche tentent donc de trouver des excuses à leur augmentation d’impôts sans l’assumer.
Du côté des dépenses, le tableau présente aussi des zones d’ombre. Dans les lycées, compétence centrale des régions, les dépenses de fonctionnement explosent (+ 42 %), tandis que l’investissement régresse de 2 %. Toujours la priorité donnée au présent, électoralement plus productif, plutôt qu’à l’avenir.
Pas de surprise non plus du côté des dépenses de personnel : elles augmentent de presque 8 %, sans pour autant qu’aucun transfert de compétences ni de personnel ne justifie la dérive. 25 agents sont recrutés afin d’étoffer des rangs jugés visiblement trop clairsemés.
En matière d’environnement, il est surprenant de constater la volonté de moins intervenir en matière d’assainissement du littoral. Ce dernier représente pourtant, un atout essentiel pour la Région : le littoral est un carrefour d’activités essentielles, à travers la conchyliculture et le tourisme notamment. Parallèlement à cet abandon risqué de la politique de fond en faveur de l’environnement, l’exécutif régional claironne les « mesurettes » estampillées « écolos » qu’il multiplie à l’envie : renforcement du soutien aux petites chaudières-bois en milieu rural (sic), développement de la production et de la consommation d’huiles brutes végétales etc.
En panne de projet de fond, l’exécutif régional renâcle devant l’obstacle des grands dossiers. Ceux de la liaison Normandie Vallée de Seine ou de la RN 174 par exemple sont soigneusement laissés en plan au motif qu’il faut « attendre un signe fort de l’Etat ». La gauche n’a pas pris la mesure de ses responsabilités, elle inverse les rôles, manque d’imagination et de volontarisme : c’est en effet à la collectivité territoriale d’indiquer clairement à l’Etat les chantiers qui lui tiennent à cœur. Il est pour le moins surprenant de laisser supposer que l’administration centrale connaît mieux les grands dossiers régionaux que les collectivités présentes sur le terrain !
Les désormais légendaires emplois-tremplins prennent en Basse-Normandie l’aspect d’une bouffonnerie : ils vont représenter trois emplois par mois et par département. Voilà une politique de l’emploi peu convaincante ! L’effort de communication fait autour de cette mesure est inversement proportionnel à son utilité.
D’autres factures font dresser les cheveux sur la tête : 400 000 euros pour des Rencontres « voix publiques » sur la formation dont le rapport coût/avantages semble pour le moins discutable. Autre exemple : 400 000 € pour… les Droits de l’Homme ! Autrement dit, pour participer à des forum aux quatre coins du monde : les contribuables apprécieront !
Dans des programmes, enfin, tels que l’Agenda 21 qui se veut un « outil de mise en oeuvre d’une logique de développement durable, dans le cadre d’une démarche de démocratie participative », les goûts socialistes pour les palabres sans fin et les grands desseins vides se donnent la main. Des mots, encore et toujours, mais peu de réalisations concrètes.
Charité bien ordonnée…
L’ARF (Association des Régions de France) est présidée par la gauche depuis avril 2004. La solidarité, on le sait, est un mot cher à la gauche. Elle ne manque pas de l’appliquer, de préférence à ses amis, dès qu’ils en ont la possibilité. C’est ainsi qu’en 2005, la cotisation versée par la région Basse-Normandie à l’ARF a augmenté de 100 %. En passant cette cotisation de 28 433 à 56 886 euros, le Président Duron montre sa grande générosité et s’inscrit incontestablement comme membre bienfaiteur. Une telle générosité fait chaud au cœur.
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