Quel avenir pour l’autoroute A 88 ?

Dossier mis en ligne le 6 mars 2005

Le 15 février 2005, le Conseil d’Etat a émis un avis défavorable sur le dossier de l’A 88. Il ne s’agit pas d’un refus sur le principe d’une telle construction via une concession partielle, mais sur les modalités juridiques proposées par la majorité de gauche au Conseil Régional. Le dossier prend donc du retard et inquiète les habitants de l’Orne et du Calvados.

En 1987, le gouvernement CHIRAC décide d’inscrire l’A 28 au schéma autoroutier national. Deux ans plus tard, le gouvernement ROCARD inscrit l’A 88 au schéma autoroutier national en tant qu’autoroute concédée.

Or, en 1997, sous la pression des Verts, Lionel JOSPIN remet en cause les concessions décidées. René GARREC et la majorité régionale de l’époque décident donc de faire financer la construction de l’A 88 sur fonds publics exclusivement et d’en proposer l’inscription au Contrat de Plan Etat-Région, ce qui est fait en 2000.

Pour faire avancer le dossier, Alain LAMBERT (sénateur UMP de l’Orne) propose une concession partielle de l’A 88 au concessionnaire de l’A 28 pour 60 M€, et un effort supplémentaire de la Région et des Départements pour 20 M€. En février 2004, l’Etat, le Conseil Régional et les Conseils Généraux de l’Orne et du Calvados se réunissaient pour jeter les bases d’un accord général, sans entrer dans les détails juridiques.

Après sa victoire aux élections régionales de mars 2004, Philippe DURON déclarait qu’il entendait « reprendre le dossier en main » et annonçait qu’il avait trouvé une solution juridique. La décision du Conseil d’Etat du 15 février 2005 démontre qu’il n’est pas le chevalier blanc qui a rétabli le bon ordre juridique.

Yves DENIAUD, député de l’Orne, et au nom du groupe Centre et Droite Républicaine, a précisé que « rien n’aboutira sans une coopération loyale entre tous les élus concernés, qu’ils soient au Parlement, à la Région ou au sein des Conseils Généraux. On ne peut pas exiger des interventions solidaires en tirant dans le dos de ceux dont on demande le soutien, ou en voulant s’arroger des mérites à leur détriment ».

Le dossier de l’autoroute A 88 est vital pour les départements du Calvados et de l’Orne, mais aussi pour l’ensemble de l’économie bas-normande et notamment pour les agglomérations de CAEN et d’ARGENTAN. Les élus du groupe Centre et Droite Républicaine se sont engagés à tous mettre en œuvre pour que le dossier de l’A 88 trouve une issue favorable dans les meilleurs délais.


 


Droits de reproduction et de diffusion NotreRegion.org 2008 - Conception & réalisation : Nouveau regard