Un train de vie à Grande Vitesse
Un chapiteau de 700 m2 érigé au cœur de l’Abbaye aux Dames pour rejoindre l’aile sud de l’aile ouest. La scène ne se passe pas au XVIIIe siècle mais en 2009 dans les locaux du Conseil régional présidé par la gauche.
Au moment où la crise touche de plein fouet l’économie normande et plus particulièrement les quelque 24000 familles qui vivent de l’industrie automobile, le président Beauvais (PS) met les petits plats dans les grands pour ses cérémonies de vœux. Une sorte de cocktail pré-électoral où ont été conviés plus de 2 000 personnes !
Ainsi, en l’espace de 24 heures, les petits-fours, le champagne, etc. ont coûté la bagatelle de 70 000 € aux contribuables bas-normands. Une paille s’est offusqué le vice-président sur le plateau de France 3… les familles apprécieront !
Chères études
Quand on aime, on ne compte pas. Bien que le CESR ait déjà planché et rendu un rapport complet sur l’ « Evaluation des effets d’un rapprochement entre la Haute et la Basse-Normandie », l’exécutif régional a souhaité commander une nouvelle étude payante. La gauche jugeant probablement de piètre qualité celle du CESR ou ne répondant pas à l’attente de la majorité. Coût de l’opération, cofinancée avec la Haute-Normandie : 297 355,50 € dont 50% à la charge des Bas-Normands… soit 148 677,75 €.
Bourses recherches : - 10% de bénéficiaires
Ancien collaborateur du CNRS, Le président de Région est – normalement - attaché à soutenir la recherche dans la Région. Malheureusement, comme à chaque fois, de la déclaration aux actes, il y a tromperie sur la marchandise. En l’espace d’un an, la Gauche a cru bon réduire de 10% le nombre de boursiers en Basse-Normandie…
La gauche nostalgique de ses années d’opposition ?
« Les grandes opérations routières inscrites, pour la Région Basse-Normandie au Contrat de Plan Etat –Région 2000 – 2006 et aux plans précédents, ont contribué de manière sensible au développement de toute la Région ». Lors de l’Assemblée plénière de septembre 2009, le président socialiste rendait un hommage vibrant à l’ancienne majorité… L’exception qui confirme la règle mais qui n’empêche pas l’exécutif régional de provisionner 0€ pour les nouveaux travaux routiers nécessaires au désenclavement de la Basse-Normandie.
Laurent Beauvais a donc raison : c’était mieux avant ! Rendez-vous donc au mois de mars pour les prochaines élections régionales…
Plus c’est gros, plus ça passe ?
3 920 000€ de budget pour la communication en 2009, soit l’équivalent de 3 778 SMIC mensuels. La Région socialiste est en campagne électorale et ne regarde pas à la dépense. Sous couvert d’une politique « au plus près des Bas-Normands », les socialistes nous promettent des plaquettes, des flyers, des boîtages en pagaille, etc.
Quand il s’agit de faire son autopromotion, la Majorité de gauche oublie sa politique de développement durable et imprime sans compter pour gagner quelques voix…
Agenda 21 d’un côté, multiplication de la publicité papier de l’autre, les socialistes cultivent la contradiction… à moins que cela soit le respect d’une motion d’un côté et la prise en compte des arguments d’une autre motion de l’autre…
Politique fiscale : la pause !
Ouf il était temps ! Depuis leur arrivée à la tête de la Basse-Normandie en 2004, les élus socialistes ont augmenté chaque année tous les impôts dont ils ont la maîtrise… comme quoi on peut parler, une nouvelle fois, à chaque conférence de presse du pouvoir d’achat et augmenter les prélèvements obligatoires des familles bas-normandes pour amputer leur pouvoir d’achat. Selon le quotidien Ouest-France (édition du 9 décembre dernier), « la Basse-Normandie présente le plus fort taux de taxes foncières de France, avec une augmentation de 23,31% entre 2003 et 2008 !
En comparaison, le taux de Corse est de 1,02% et celui de l’Ile de France de 1,27% ».
Internet : La Basse-Normandie, bonnet d’âne des régions françaises
Normalement motrice pour assurer un bon développement du territoire, la Région a un train de retard. Un immobilisme qui a obligé le département de la Manche, en matière de développement numérique, à prendre les choses en main et à se doter d’une politique de haut et de très haut-débit (100 mégabits/s), désormais reconnue de tous (leader en France selon les « gendarmes des télécom…)…n’en déplaise à la Gauche régionale qui, de son côté, espère proposer le 2mégabits/s en 2013 en Basse-Normandie, une norme qui correspond à développer, à peu de chose près, l’utilisation de la voiture à cheval au XXIe siècle. A ce train là, le président Beauvais nous promettra sans doute l’arrivée du minitel en 2020 !
Un plan consternant qui a le privilège de classer la Basse-Normandie au dernier rang des régions françaises en la matière.
Egocentrique ?
A l’occasion de l’édition 2008 de la Foire de Caen, le service communication de la Région a souhaité frapper un grand coup pour assurer la promotion de son nouveau président. Il est vrai que Laurent Beauvais est peu connu en Basse-Normandie… faute d’avoir réussi à être élu sur son nom à chacune des élections où il s’est présenté… Alors pour remédier à cette difficulté, le Conseil régional avait fait imprimer et placarder à l’entrée de la foire des posters géants du président Beauvais. Egocentrique ? Non ! La tête passe encore dans l’affiche…
Budgets, les investissements à la peine…
Au plan général, l'évolution de la structure du budget montre un nouvel effritement du poids des dépenses d'investissement et parallèlement une légère poussée du poids des dépenses de fonctionnement. A noter que l’augmentation de 7,41 millions d'euros des crédits d'investissement est nettement inférieure à la hausse de 17 millions d’euros de l’emprunt… |